Programme et rencontres

Planification de la logistique des rencontres

Le programme devrait être adapté à la communauté à qui il s’adresse ainsi qu’à ses besoins, à ses objectifs et à ses ressources. On trouvera ci-dessous une liste de facteurs et de questions qui aideront à déterminer à quoi ressemblera le projet sur le terrain.

Participation au programme

Dès le départ, il est primordial de déterminer le moment où les filles pourront se joindre au programme et le nombre d’entre elles qui pourront y participer. Prenez le temps de réfléchir aux points suivants :

S’agira-t-il d’un groupe ouvert (qui permet aux filles de s’inscrire à tout moment) ou d’un groupe fermé (les mêmes participantes pour toute la durée du programme)?

    Les deux formules comportent des avantages et des inconvénients. Dans un groupe ouvert, on peut accepter les nouvelles membres tout au long de l’année; on a ainsi la possibilité d’enrichir le programme après la date de début initiale et au-delà de la portée déterminée au départ. Si l’on opte pour la formule du groupe fermé, il faudra penser à une marche à suivre pour intégrer les nouvelles venues, l’effet de leur arrivée sur les participantes actuelles et la meilleure manière de soutenir les relations de mentorat afin que celles-ci se tissent et s’épanouissent alors que les filles font leur entrée dans le programme à différents moments. Puisque la composition demeure la même dans un groupe fermé, les participantes peuvent entretenir des relations plus étroites.

Combien de participantes prendront part au programme?

    Le nombre de participantes peut dépendre de la portée du programme, des ressources disponibles, de l’espace auquel on a accès, de la taille de la communauté, du ratio mentore-mentorée choisi et de plusieurs autres variables.

Durée du programme

La durée du programme et la fréquence des rencontres figurent parmi les facteurs cruciaux qu’il faut déterminer. On ne doit pas perdre de vue les éléments suivants :

À quelle fréquence les participantes se réuniront-elles? Combien de temps durera chaque rencontre?

    Certains programmes de mentorat pour filles proposent des rencontres hebdomadaires d’une heure ou deux. D’autres tiennent des réunions de deux heures toutes les deux semaines. La fréquence des visites dépend de la disponibilité du lieu de rencontre, des participantes, du personnel du programme et d’autres variables.

    Un dialogue constant aide les filles à établir un lien de confiance avec leur mentore en plus d’instaurer une dynamique de groupe. Certains programmes en régions rurales, ou ceux qui ont un accès limité à des locaux, utilisent la technologie pour entretenir la communication entre les rencontres. Par exemple, des courriels sont envoyés toutes les semaines entre les mentores et les mentorées ou une page Facebook fermée est mise à la disposition de celles-ci. Le personnel du programme surveille de près ces moyens de communication.

    Dans certains programmes, on prévoit une demi-heure supplémentaire soit avant l’arrivée des mentorées ou après leur départ pour s’occuper de la préparation ou pour faire le point avec les mentores. Il s’agit là d’une excellente occasion pour offrir du soutien supplémentaire aux mentores et les écouter.

Combien de temps durera le programme? Un semestre? Une année scolaire? Une année civile complète? Deux années civiles complètes?

    En règle générale, les travaux de recherche dans le domaine suggèrent que plus une relation de mentorat dure longtemps, plus elle est efficace. Les programmes de mentorat de groupe pour filles devraient viser une relation d’au moins un an. Les filles peuvent ainsi nouer des liens plus solides qui auront une incidence plus marquée./p>

    Il n’est pas rare qu’on collabore avec l’école dans les programmes de mentorat de groupe pour filles et que par la suite, ceux-ci se déroulent pendant l’année scolaire. En pareil cas, il faut penser aux moyens de faciliter les rencontres et de poursuivre les relations durant les mois d’été. Bien que cette saison puisse occasionner des conflits d’horaire en raison des vacances et des camps, dans certains programmes, on a choisi d’inclure de grands rassemblements, comme des pique-niques ou des sorties, ou encore de se servir de la technologie pour entretenir la communication quand l’éloignement empêche de se rencontrer.

Séances du programme

Au moment de se poser les questions suivantes, il ne faut pas perdre de vue la population unique qui est visée par le programme ni les filles qui y prendront part :

Pour les filles, quel est le meilleur moment pour participer aux rencontres?

    Il faudrait tenir compte du transport, des horaires communautaires, de la disponibilité des locaux et de l’emploi du temps des parents. Comme possibilités, mentionnons tout de suite après la fin des cours ou durant l’heure du midi.

Pour les mentores, quel est le meilleur moment pour participer aux rencontres?

Le choix du moment dépendra en grande partie des mentores à qui on souhaite faire appel pour le programme. Si on travaille avec des élèves, il faut tenir compte des horaires de l’école; si on collabore avec des adultes, leurs autres engagements entreront en ligne de compte.

Est-ce que des formations, des réunions distinctes et des suivis seront organisés pour les mentores?

    De temps devrait être prévu à l’extérieur des rencontres des groupes jumelés de mentorat. Ce qui donne de meilleurs résultats, c’est de réunir les mentores tout de suite après leurs rencontres avec les filles dans le même local où celles-ci ont eu lieu.

Que feront-elles quand elles se réuniront?

Faut-il planifier les réunions longtemps d’avance?

    Établira-t-on un calendrier indiquant les sujets à aborder et les activités prévues ou les déterminera-t-on au fur et à mesure? Dans certains programmes, on décide d’inscrire au calendrier les points à aborder et les activités de sorte que les mentores connaissent les sujets qui seront discutés chaque semaine. Dans d’autres programmes, on détermine les activités et les sujets de semaine en semaine, souvent selon les problèmes qui sont survenus à la rencontre de mentorat et qui ont été soulevés lors de la discussion de la semaine précédente. En appliquant une certaine souplesse au fonctionnement des programmes, ces derniers accordent davantage de place aux filles. De cette façon, les filles disposent d’un espace pour s’exprimer sur leur expérience de mentorat. Les mentores peuvent également profiter d’un plus grand nombre d’occasions pour exercer leur leadership et jouer un rôle actif dans la planification.

Comment rendre les activités des séances intéressantes et stimulantes de manière à motiver les filles et à les inciter à participer?

Quels sont les ressources ou le matériel dont on a besoin pour préparer les séances?

    Le personnel ou les mentores, ou une combinaison des deux, s’occupent de préparer le matériel.

    Le choix de personnes qui seront chargées de la préparation dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment le temps du personnel qui est imparti au soutien des groupes de mentorat, l’expérience des mentores et le fait qu’un des objectifs du programme consiste à développer les compétences en leadership des mentores.

Fournirez-vous une collation ou un repas durant le programme?

    Cela dépendra de la population visée par le programme, du moment et de la durée des rencontres et des ressources disponibles. La nourriture devient un élément particulièrement important si les séances du programme se déroulent à l’heure d’un repas ou après l’école. Des filles bien nourries participent mieux durant la séance, d’où l’importance de s’assurer que c’est le cas dans les communautés où l’accès à la nourriture constitue un problème.

Site du programme

Lorsqu’il s’agit de trouver un endroit qui répond aux besoins de sécurité des filles de la communauté et de planifier des séances en tenant compte de l’emploi du temps de celles-ci, il faut se poser les questions suivantes :

• Comment s’assurer que le programme se déroule dans un endroit sécurisant et accessible?

    Lorsqu’on élabore un programme de mentorat de groupe pour filles, le choix du lieu revêt une importance capitale puisque celui-ci doit être sécurisant et accessible. Voir la section Espaces sécurisants ci-dessous pour des instructions plus détaillées sur la création d’espaces sécurisants.

À quel endroit se déroulera le programme?

    Est-ce que l’organisation ou le groupe dispose d’un local approprié? Est-ce qu’il y a un espace dans une école, une université, un collège, un centre communautaire ou un organisme jeunesse qui peut être utilisé?

À quel endroit peuvent avoir lieu les rencontres de sorte que les filles puissent y participer facilement?

    Est-ce que le lieu de rencontre est suffisamment grand pour accueillir toutes les filles du groupe? Est-il sécurisant? Offre-t-il une certaine intimité?  

Est-ce que les participantes ont des contraintes de transport? Comment peut-on les gérer?

    Comment les participantes se rendront-elles au lieu de rencontre du programme et en reviendront-elles? Peut-on louer un autobus ou un taxi? Peut-on les conduire au lieu de rencontre? Est-ce que les parents se chargeront du transport? Peuvent-elles s’y rendre à pied? Quelles sont les questions de responsabilité qui seront liées à l’une ou l’autre de ces options?


Contactez: mentoringgirls(at)canadianwomen.org