Programme et rencontres

Planification de la fin de la relation

« En soulevant la question de la fin dès le début, on présente les conclusions comme une phase normale du processus de mentorat et on prépare le terrain pour les participants afin qu’ils sachent à quoi s’attendre et comment se préparer à cette phase – qui se produira tôt ou tard. Cette façon de faire offre également aux organismes l’occasion d’informer tous les participants des attentes concernant la fin et de l’importance de planifier et de préparer la conclusion et de dire au revoir. »

 

- Spencer et Basualdo-Delmonico (2014)

La planification de l’arrêt des activités d’un groupe ou de la fin des relations constitue  un volet important de la préparation du programme. Pour ce faire, on planifie de mettre fin de façon saine à la relation de mentorat. Cela se produit lorsqu’un programme communique clairement la date de fin dès le début et que l’on suit ce qui a été prévu.

Lors de l’élaboration du programme, des politiques et des procédures bien précises devraient être énoncées pour la gestion positive de la fin des relations, qu’il s’agisse d’une fin planifiée ou non. De l’information sur la façon de gérer la fin non prévue des relations se trouve ici.

Parmi les suggestions pour gérer de façon positive la fin des relations de mentorat, mentionnons :

  • Présenter la fin comme une « cérémonie de promotion » du programme.
  • Célébrer le temps que l’on a passé ensemble et ce que l’on a réalisé.
  • Reconnaître que le programme se termine et valider les sentiments des participantes.
  • Amorcer un compte à rebours jusqu’à la fin du programme.
  • Inclure la famille ou les personnalités locales, selon le cas.
  • Se remercier mutuellement pour le temps, l’amitié et l’énergie investie dans le groupe.
  • Mettre au point une façon de finir chaque rencontre. Cela permet de tourner la page si une participante ne revenait pas dans le groupe avant la fin officielle.

Les activités de clôture constituent une façon amusante et conviviale de donner l’occasion aux participantes de se remercier et de se dire au revoir. Voici des exemples d’activités de clôture possibles :

  • Créer de « petites douceurs » - chaque membre reçoit une carte à son nom, que l’on fait circuler de sorte que tout le monde puisse y inscrire un compliment ou un message d’au revoir.
  • Prendre une photo du groupe et décorer un cadre comme souvenir.
  • Confectionner des bracelets d’amitié.
  • Planifier une fête avec de la musique et des surprises.
  • Évaluer collectivement ce qui a été accompli dans le programme et les résultats obtenus.

Conseils recueillis sur le terrain sur la façon de prévenir une fin précoce des relations

Créer un système pour offrir un soutien continu

La création d’éléments structurés et non structurés dans le programme qui encouragent un dialogue constant et un soutien continu constitue l’une des meilleures façons de soutenir les mentores de sorte qu’elles se sentent à l’aise et en pleine possession de leurs moyens dans ce rôle. Des comptes rendus de rencontre, des réunions distinctes pour les mentores et des vérifications régulières sont des mesures qui peuvent toutes aider à prévenir un départ précipité. La section sur la supervision continue et le soutien des mentores donne des instructions supplémentaires sur cet élément du programme.

Inclure une mentore de remplacement dans le programme

Dans plusieurs programmes, on a jugé utile d’inclure une mentore de remplacement dès le début en tant que bénévole « flottante ». Ces mentores doivent se soumettre au même processus de sélection et suivre la même formation que les autres, et participent régulièrement aux activités en grand groupe. De cette façon, si une mentore met fin à son engagement avant la fin du programme, une personne que les filles connaissent déjà peut intervenir et reprendre le groupe. Il faut faire attention à ce que la mentore « flottante » se sente valorisée et à lui trouver un rôle utile si l’on n’a pas toujours besoin d’elle dans les groupes jumelés de mentorat. Cette façon de faire encouragera la mentore à continuer à s’investir dans le programme.

Envisager d’intégrer un volet de co-mentorat ou de tri-mentorat

En jumelant des co-mentores à chacun des petits groupes de filles, on dispose d’une solution de rechange si l’une d’entre elles tombe malade, est dans l’impossibilité de se présenter ou se retire du programme. Elles peuvent compter l’une sur l’autre pour obtenir de l’aide et se répartir activement les tâches de mentorat des filles. De la même manière, en ajoutant un volet de tri-mentorat, on s’assure qu’il y a aura toujours une mentore de plus qui peut prendre la relève et s’occuper du groupe jumelé de mentorat, au besoin. Dans cette forme de mentorat, une personne qui agit comme mentore dans une relation devient mentorée dans une autre. En général, les « tri-mentores » sont plus âgées que le groupe principal de mentores ou font preuve de plus de leadership pour guider les autres mentores.

Penser à instaurer un système de jumelage (buddy system) entre des groupes de mentorat

On peut vouloir associer de petits groupes de mentorat (qui regroupent une mentore et plusieurs filles) dans un système de jumelage. Bien que les filles et les mentores se rencontreront séparément et tisseront leurs propres liens à l’intérieur de leur petit groupe, elles peuvent se joindre occasionnellement ou mensuellement à leur groupe jumeau pour une activité. Ainsi, les filles font la connaissance d’une autre mentore dans l’éventualité où leur mentore attitrée devrait se retirer du programme.

Inviter chaque mentore à écrire une lettre au début de sa formation

On souhaite peut-être que chaque mentore écrive une lettre aux filles de son groupe au début de sa formation. Cette lettre peut exprimer son enthousiasme pour le programme et sa joie de connaître chacune des filles. Elle peut aussi servir à remercier les filles pour tout ce qu’elles partagent avec la mentore. Advenant que la mentore ne puisse plus participer ou ne soit pas disponible pour un au revoir officiel,

Points à retenir

Le fait de prendre le temps de planifier la logistique du programme réduira considérablement les obstacles et les questions qui pourraient survenir plus tard. Il ne faut pas oublier les stratégies suivantes :

  • se familiariser avec les différents types de mentores et les modèles de mentorat;
  • explorer dans quelle mesure et de quelle manière le personnel peut prendre part au programme;
  • envisager différentes façons de mettre en place un espace sécurisant et protégé pour les filles;
  • reconnaître l’importance de la collaboration des parents et des tuteurs dans les programmes de mentorat et étudier des façons de les faire participer davantage.

Contactez: mentoringgirls(at)canadianwomen.org