Programme et rencontres

Mise en place des bases du programme

Le choix du modèle approprié dépendra des participantes, de la vision du programme et des ressources à sa disposition. Ces modèles correspondent à différentes façons de concevoir la participation des mentores et du personnel ainsi que la combinaison appropriée de mentores et de mentorées. Un organisme devrait entreprendre plusieurs étapes importantes lors de la conceptualisation et de la mise en place des bases du programme. Les cinq étapes préliminaires qui sont décrites ci-dessous guideront la planification de la logistique et des éléments détaillés des rencontres.

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Étape 1 : Choisir le type de mentores

Le choix de la mentore idéale pour le programme devrait faire l’objet d’une réflexion approfondie. À bien des égards, ce choix orientera la dimension de l’apprentissage et la nature des relations qui sous-tendent le programme. Il devrait aussi cadrer avec les objectifs du programme que l’on souhaite atteindre et convenir aux filles qui y participeront. Voici quelques-unes des questions essentielles à se poser :

  • Quels sont les besoins primaires et les centres d’intérêt des filles?
  • Quels sont les objectifs d’apprentissage ou les résultats attendus du programme?
  • Qui pourrait le mieux répondre à ces besoins et aider les filles à y parvenir?

  Le type de mentores auquel on souhaite faire appel pour tisser des relations de mentorat aidera à structurer la logistique du programme et les stratégies en ce qui concerne le recrutement, la formation et le maintien en poste de ces mentores. Le choix peut se faire entre différents modèles de mentorat qui sont présentés brièvement ci-dessous. Il convient aussi d’ajouter que ces « modèles » peuvent être fusionnés ou sont souvent combinés entre eux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une liste exhaustive, elle présente les quatre principaux types de mentores que l’on peut prendre en considération pour un programme de mentorat de groupe pour filles

Mentores adultes

MENTORES ADULTES : Wahbung Abinoonjiiag inc., à Winnipeg, au Manitoba, fait appel à des femmes adultes de la communauté pour mentorer des filles. Les femmes proviennent font bénéficier les filles de leur bagage de connaissances culturelles et d’expériences.

Dans cette forme de mentorat, les jeunes reçoivent, de la part de leurs aînées, une attention concentrée et acquièrent une plus grande confiance en elles-mêmes puisqu’elles se sentent soutenues par le monde des adultes (Community Toolbox, 2013). Certains programmes ont mis l’accent sur la valeur particulière des mentores adultes lorsqu’elles s’occupent de filles provenant d’une famille monoparentale ou prises en charge par l’État. Cet avantage peut s’avérer encore plus précieux lorsque les filles auraient besoin d’un plus grand soutien des adultes. Il s’agit également d’une option à envisager si les filles avec qui l’on travaille ont à faire face à de nombreux ou à de gros obstacles en matière d’établissement des relations. Les étudiantes des collèges et universités, les adultes qui exercent une profession digne d’intérêt pour les filles, les citoyennes actives et intéressées, ou les personnes âgées peuvent devenir des mentores dans leur milieu. Plusieurs communautés autochtones incluent des Anciennes dans leur programme afin de transmettre l’histoire et des connaissances culturelles.

Mentores adolescentes

MENTORES ADOLESCENTES : La Calgary Immigrant Women’s Association, en Alberta, a mis sur pied un programme de mentorat dans lequel des filles plus âgées, provenant habituellement de l’école secondaire, agissent comme mentores pour des filles plus jeunes. Ce programme encourage l’établissement de relations entre les filles et leurs pairs plus âgés. Ces dernières servent de modèle à émuler aux plus jeunes dans des logements communautaires au sein de quartiers vulnérables. Elles n’ont pas seulement l’âge comme unique point commun, mais elles peuvent également échanger sur leur expérience en tant qu’immigrantes.

Cette forme de mentorat réunit des mentores et des mentorées qui ont à peu près le même âge, par exemple des élèves du secondaire qui servent de mentores à des filles plus jeunes. C’est ce qu’on appelle le mentorat par les pairs. Les mentorées peuvent prendre les filles du secondaire comme modèles tout en nouant quand même des liens avec elles. Il s’agit là d’un atout particulièrement précieux dans les programmes où de nouvelles arrivantes et des immigrantes explorent leur identité canadienne. Cette relation a aidé les nouvelles arrivantes qui avaient du mal à s’y retrouver dans des repères identitaires contradictoires (l’identité canadienne avec une vision traditionnelle du rôle des filles à la maison). Des filles plus âgées de la communauté, des filles du secondaire ou d’autres jeunes leaders peuvent devenir mentores. /p>

Co-mentorat

CO-MENTORES : Le Boys & Girls Club of Hamilton, en Ontario, fait appel à des co-mentors dans son programme, Senior and Junior Athletes. De cette façon, le leadership s’exerce conjointement et les rencontres ont lieu régulièrement (étant donné l’emploi du temps des athlètes). Le co-mentorat encourage le leadership entre mentors et facilite la planification de la relève, en offrant la possibilité aux filles d’apprendre auprès de deux mentors.

Dans cette forme de mentorat, plusieurs mentores agissent de concert pour accompagner un groupe. En général, elles se partagent également le rôle de mentore et œuvrent en partenariat afin d’offrir du soutien aux filles qu’elles encadrent. Elles peuvent travailler en collaboration tout en se guidant mutuellement ou elles peuvent se répartir le rôle ou attribuer à chacune certaines tâches essentielles. Le co-mentorat peut constituer une option particulièrement stratégique pour assurer la pérennité des programmes. En jumelant deux mentores à un groupe, le mentorat se poursuit même si l’une d’entre elles ne peut plus remplir son engagement. De plus, en situation de co-mentorat, les mentores peuvent elles-mêmes avoir l’occasion de nouer une relation étroite avec leurs pairs, d’apprendre au contact de leur partenaire et de se sentir soutenues par celle-ci. Il est important de souligner, toutefois, qu’en ayant recours à des co-mentores, un autre niveau de « jumelage » est introduit dans le programme et vous devez accorder à ces partenariats le même niveau de soutien, de supervision et de gestion des conflits potentiels que vous le feriez pour les mentorées. Parfois une mentore plus expérimentée sera jumelée à une mentore plus « novice » afin de faciliter sa progression. Voir la section sur le tri-mentorat ci-dessous pour en savoir plus sur le jumelage de mentores ayant un niveau d’expérience différent.

Tri-mentorat

TRI-MENTORES :L’organisme YWCA de Toronto, en Ontario, se sert de la formule de tri-mentorat en faisant appel à des mentores du secondaire et de l’université. Les étudiantes universitaires peuvent ainsi guider les mentores adolescentes; cette façon de faire aide à résoudre les problèmes de compréhension qui peuvent survenir entre le personnel et les mentores. Le programme offre l’occasion aux jeunes plus âgées d’agir comme mentores et a un effet plus grand sur la communauté grâce à la création d’un réseau plus solide en matière de leadership féminin.

Dans cette forme de mentorat, une personne qui agit comme mentore dans une relation devient mentorée dans une autre. Le tri-mentorat dispose l’encadrement en couches et offre une formation sur le leadership à tous les niveaux. Par exemple, un programme peut faire appel à des élèves du secondaire pour agir comme mentores pour des filles de l’école élémentaire ou intermédiaire, puis se servir de quelques adultes pour soutenir et encadrer les élèves du secondaire. On pourrait citer comme autre exemple, des adultes ou des personnes âgées qui accompagnent les mentores adolescentes. On a souvent recours à cette forme de mentorat quand on souhaite s’assurer la participation de mentores plus expérimentées afin de soutenir des mentores plus novices ou dans le cas d’une personne qui a moins d’expérience et qui ne se sent pas tout à fait prête à s’engager comme mentore à temps plein. Lorsqu’il s’agit de planification, le tri-mentorat peut également s’avérer très avantageux puisque les mentores peuvent s’engager à remplacer une personne qui ne peut pas assister à une rencontre avec sa mentorée. En général, les « tri-mentores » sont plus âgées que le groupe principal de mentores ou font preuve de plus de leadership pour guider les autres mentores.

Étape 2 : Opter pour un format de programme :

How you format the program meetings will depend largely on the needs of the girls, the type of mentor(s) you’re providing and the space available for your program. There is no prescribed format or one-size-fits-all approach for developing your program. It is crucial to reflect on the uniqueness of your community and organization, and the following list captures some of the considerations you should have in the early development of your program:

Contenu du programme : Situer le programme dans le continuum de services

Le contenu du programme s’insère dans un continuum de services : à une extrémité, il y a les programmes entièrement structurés et fondés sur un curriculum; à l’autre, les programmes ne prévoyant aucun contenu, mais qui fournissent plutôt un cadre ouvert favorisant un apprentissage naturel. Vous déterminez ainsi la proportion de contenu déjà élaboré que vous souhaitez inclure dans le programme. Pour plusieurs programmes, l’équilibre est essentiel, ce qui se traduit par l’utilisation planifiée de certains éléments du curriculum tout en laissant de la place au contenu qui s’acquiert naturellement. De cette façon, chaque semaine, des activités d’ouverture peuvent servir à aborder des sujets prédéterminés, tout en offrant aux filles l’occasion de mener des discussions et d’appliquer les connaissances apprises. Dans d’autres cas, les programmes reposent plutôt sur un objectif à atteindre à long terme ou un projet à concrétiser. Cette manière de procéder donne également la possibilité de mettre au point naturellement les étapes successives et les éléments du projet d’une séance à l’autre.

Les organismes peuvent élaborer leur propre curriculum ou faire l’achat de matériel didactique auprès d’autres organismes. Lors de l’achat d’un curriculum déjà conçu, il faut prendre le temps d’adapter les divers éléments de manière à ce qu’ils correspondent aux filles du programme. Il convient également de vérifier s’il ne s’agit pas d’un curriculum sexospécifique, lequel pourrait refléter les différences entre les sexes en ce qui concerne les expériences, les besoins et les priorités. 

Si vous adoptez une approche « naturelle », cela ne signifie pas que vous improvisez. Au contraire, l’élaboration naturelle du contenu exige énormément de planification et de réflexion. Il faut s’assurer que les programmes disposent des bons mécanismes, messages d’incitation et services de manière à guider la mise en œuvre des séances. Voir la section Planification du programme pour en savoir plus sur l’élaboration du contenu.

Format du programme : Déterminer quels éléments seront structurés

En faisant des comptes rendus ou en procédant à des vérifications à chaque séance, les filles savent qu’elles disposeront d’un espace à la fin de la rencontre pour exprimer leur préoccupation ou communiquer une nouvelle emballante au groupe. De même, les mentores ont besoin d’un temps et d’un espace désignés pour résoudre les problèmes.

Chaque programme devrait inclure des éléments structurés lorsqu’il s’agit d’instaurer la sécurité au sein de celui-ci et d’intégrer des politiques en matière de sélection et de formation. De plus, les rôles des intervenantes devraient être clairement définis, notamment les responsabilités qui sont du ressort de la mentore et du personnel. Une fois que la nature des rôles aura été précisée, les mentores seront ainsi plus à l’aise de participer et pourront contribuer à faire vivre aux filles une expérience positive et sécurisante. Qui plus est, on peut déterminer dans quelle mesure vous souhaitez structurer les autres activités quotidiennes du programme.

Les organismes devraient également penser à la façon d’organiser chaque séance. Outre le contenu, on peut instaurer des habitudes pour mieux se connaître et susciter la participation. Celles-ci peuvent prendre la forme de vérifications régulières, de comptes rendus, d’un journal de bord et d’une période consacrée à la réflexion.

Sur place, en milieu communautaire ou à l’école?

Parmi les personnes qui ont reçu une subvention de la Fondation canadienne des femmes pour mettre en place des groupes de mentorat pour filles, la plupart ont jugé utile de planifier la tenue des rencontres de mentorat sur place, dans les locaux de leur organisme. Cette façon de faire aide à assurer la sécurité des jeunes et constitue une solution idéale lorsqu’on travaille avec des mentores adolescentes. En offrant des rencontres de mentorat sur place, le personnel participe davantage et dans plusieurs cas, les parents peuvent s’y rendre plus facilement. Pour d’autres organismes, les rencontres se sont déroulées en milieu communautaire, où elles étaient axées sur des activités planifiées (p. ex., une partie de quilles, une sortie au cinéma) ou sur des tâches bénévoles. Ces exemples représentent davantage ce qui passe lorsque des femmes adultes agissent comme mentores.

Les rencontres de certains programmes de mentorat se tiennent à l’école. C’est monnaie courante dans les communautés rurales et il s’agit là d’une pratique très utile puisqu’elle élimine les déplacements et favorise l’accessibilité pour plusieurs filles qui autrement pourraient avoir des problèmes de transport. Si l’on choisit d’organiser les rencontres du programme dans une école, il faut établir un solide partenariat avec le personnel de cette école et s’assurer également que celle-ci peut fournir un espace pour le groupe qui soit sécurisant tant sur le plan physique et qu’émotif. Voir la section Collaborations et le segment Espaces sécurisants pour en savoir plus.

Plusieurs programmes conjuguent ces façons de faire, en offrant, dès le début, que leurs rencontres se déroulent à un endroit précis ou à l’école et en y ajoutant périodiquement des sorties et des activités. 

Doit-on d’abord se réunir avec tout le groupe?

Dans plusieurs programmes, on invite tous les groupes de mentorat à se réunir lors d’un grand rassemblement pour amorcer la nouvelle série de rencontres. En regroupant au même endroit tous les petits groupes de mentorat qui ont été formés, on leur donne l’occasion de sentir un attachement à une communauté. Cet attachement peut se révéler utile lorsqu’on travaille avec des mentores adolescentes ou qu’on s’appuie sur un programme qui existe déjà et qui s’adresse à un groupe de filles pour instaurer le mentorat. Pendant ce rassemblement, des activités sont parfois faites en grand groupe pour briser la glace. On forme ensuite de plus petits groupes de mentorat en vue d’encourager la discussion et de nouer des liens. Pour le personnel, cette stratégie peut également se révéler utile. Puisque tout le monde se retrouve en un même lieu, il est ainsi plus facile de prendre les présences, de noter les absences et de tenir compte de ces dernières pour répartir les mentores au besoin.

Des rencontres en grand groupe peuvent aussi avoir lieu pendant le programme. Des activités spéciales ou des rassemblements sont organisés à différentes périodes (p. ex., mensuelles, trimestrielles) dans plusieurs programmes afin de nouer des liens dans le groupe et d’inciter les filles à sortir de leur groupe de mentorat, à établir d’autres relations et à élargir leur expérience. Ces activités peuvent avoir lieu sur place ou à d’autres endroits; elles ont normalement des incidences sur le budget et exigent que le personnel fasse des heures supplémentaires.

Étape 3 : De quelle manière le personnel prendra-t-il part au programme?

En matière de mentorat pour filles, le rôle du personnel consiste surtout à coordonner les relations et les rassemblements avec les mentores. Ces dernières sont le plus souvent des bénévoles locales et ont la responsabilité d’interagir directement avec les filles. La participation du personnel peut varier. Ainsi, il peut participer activement, notamment lorsqu’il s’agit d’établir des relations et d’animer les rassemblements des groupes de mentorat ou se consacrer à quelques tâches (comme le soutien aux mentores et la surveillance des visites). Dans la plupart des programmes où l’on fait appel à de jeunes mentores (p. ex., des mentores adolescentes), on demandera à une employée d’être présente aux rencontres et de prendre en main l’animation globale.

Le rôle que joue le personnel dans le mentorat pour filles aura une incidence profonde sur le suivi continu, la supervision et le maintien en poste des mentores. Les organismes devraient consacrer beaucoup de temps à la définition de ce rôle. De plus, ils devraient le confier à une employée qui a la capacité manifeste de s’adapter et qui pourra le transformer à mesure que le programme prend forme. Puisque les filles et les mentores n’ont pas toutes les mêmes points forts, les mêmes besoins individuels et le même dynamisme, le rôle du personnel peut exiger qu’une attention différente soit accordée d’un groupe à l’autre.

Il faut se poser les questions suivantes au moment de déterminer de quelle manière l’équipe responsable gérera le programme :

  • Qui supervisera la mise en œuvre proprement dite le jour du programme?
  • Quels sont les rôles et responsabilités du personnel lors de cette mise en œuvre?
  • Quels sont les rôles et responsabilités des mentores lors de cette mise en œuvre?
  • Quels sont les rôles et responsabilités des autres bénévoles (p. ex., préparation des collations)?

Étape 4 : Quel sera le ratio mentorées-mentore?

Le ratio optimal pour le mentorat de groupe a souvent fait l’objet de débats dans la littérature, et les travaux de recherche sont parfois arrivés à des chiffres contradictoires ou non concluants. Certaines études proposent le modèle d’une mentore pour quatre mentorées. Kuperminc et Thomason (2014) observent que « concernant le ratio mentor-jeune, nous convenons que des rapports plus grands que 1:4 risquent de devenir contreproductifs, mais nous affirmons qu’il faut poursuivre les travaux de recherche pour disposer de meilleures indications sur la question. » Il est possible que les groupes de taille plus importante « nuisent à la productivité » dans la mesure où la dynamique consiste essentiellement à passer d’une relation de mentorat à un programme de groupe. Si le groupe n’est pas concentré et ne parvient pas à nouer de solides liens entre les participantes, alors il n’y a pas de mentorat. Le ratio idéal est adapté au lieu et à la communauté et devrait représenter les besoins des filles, la convivialité des relations et l’objectif du programme. De plus, il faudrait tenir compte de certains aspects logistiques, comme le nombre de mentores disponibles et la nature du contenu. Par exemple, certaines parties du contenu du programme exigent que l’on s’adresse à de plus petits groupes de manière intensive, surtout si l’on entreprend des activités plus complexes ou que l’on aborde des sujets difficiles.

Selon le rapport d’évaluation de la Fondation canadienne des femmes (2014), les mentores et les mentorées qui ont pris part à des programmes de mentorat de groupe pour filles ont constaté l’importance d’avoir de plus petits groupes, car cela permettait de passer plus de temps avec les mentores. Bien que ces programmes de mentorat soient axés sur la dynamique de groupe et ses nombreux avantages, elles étaient d’avis qu’un accès individualisé à leur mentore leur apportait davantage.

Les relations de mentorat peuvent s’établir avec plus d’une mentore. Ainsi, le co-mentorat consiste généralement à jumeler deux mentores à un groupe de filles. Cette stratégie peut apporter une aide précieuse lorsqu’il s’agit de gérer des horaires très chargés et d’assurer l’assiduité des mentores. Si l’une des mentores de « l’équipe » tombe malade, est dans l’impossibilité de se présenter ou se retire du programme, les filles ne subiront pas autant de perturbations dans le groupe de mentorat si l’autre mentore avec qui elles sont jumelées continue d’être présente. De plus, cette façon de faire peut se révéler fort utile pour faciliter le développement du leadership chez les mentores. Dans certains programmes, on choisit de réunir des mentores « novices » et « expérimentées » afin d’assurer la formation de la relève; les mentores plus jeunes peuvent ainsi apprendre de leurs aînées.

Étape 5 : À quoi le budget ressemblera-t-il?

Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir de la nourriture! Offrir des aliments constitue une excellente façon d’encourager la participation tout en comblant un besoin pour plusieurs filles. On ne doit pas oublier de prévoir dans le budget suffisamment de nourriture, en proposant des aliments sains qui tiennent compte des restrictions alimentaires. Le moment de la journée où se déroulent les rencontres peut avoir une incidence sur la quantité de nourriture à prévoir dans le budget. Par exemple, si elles ont lieu à l’heure du midi ou tout de suite après l’école, on doit s’attendre à ce que les filles arrivent avec l’estomac dans les talons!

Dans chaque programme, les besoins des filles détermineront en grande partie un ratio efficace. Ainsi, un programme dans lequel on retrouve des filles qui doivent franchir de nombreux obstacles pour établir une relation doit être adapté à un groupe de plus petite taille. Cette solution peut également convenir aux groupes où des problèmes de comportement et de grandes difficultés se répercutent sur la dynamique du groupe. Soulignons également l’importance de tenir compte des besoins des mentores, surtout lorsqu’elles travaillent avec des filles plus âgées qui agissent aussi comme mentores.

Au moment de déterminer le ratio mentore-mentorée, il peut s’avérer utile et constructif de faire preuve de souplesse par rapport à ce nombre. La priorité devrait être accordée à la création d’une dynamique de groupe positive et au tissage de liens dans le groupe plutôt qu’au respect d’un ratio prédéterminé. Parfois, le groupe fonctionne mieux si l’on ajoute ou l’on retire une fille. Dans d’autres cas, le fait d’avoir recours aux services de deux mentores peut être plus profitable que si l’on se contentait d’une seule. Il est préférable que vous conceviez le ratio comme une ligne directrice que vous pouvez adapter, le cas échéant, aux filles avec lesquelles vous travaillez.

À noter : ces ratios n’incluent pas les membres du personnel. Les employées concentreront probablement leurs efforts sur la logistique et l’efficacité du programme et n’auront pas le temps d’accorder de l’attention à la tâche essentielle d’établir des liens.

http://ctb.ku.edu/en/table-of-contents/finances/managing-finances/annual-budget/main


Contactez: mentoringgirls(at)canadianwomen.org